Projet réalisé pour le diplôme de Création industrielle de Lucile Sauzet en 2017 à l'ENSCI-Les Ateliers, accompagné par Benjamin Graindorge, avec l’expertise de Jean-François Lançon. Les dessins ont été réalisés par Chloé Maillot.

Poulpe s’utilise autour du corps. Pour l’activer, l’utilisateur.trice s’enroule dessous et ressent la gravité.

une femme porte le poulpe sur le dos

Cet objet fait partie d’une initiative sur le (ré)apprentissage du corps appelé Flux.

dessin au trait du poulpe

Flux a pour vocation, dans une société qui valorise la rationalité et le culte de la performance au détriment d’une prise en compte plus juste du corps, de redonner un espace de circulation bénéfique entre pensée, ressentis et vécus. Il se propose plus largement d’éveiller la conscience collective et individuelle sur cette problématique en visant le renforcement qualitatif du lien fondamental qui unit psyché et soma. Flux est constitué de plusieurs objets, mous et absolument non technologiques. Ces objets mous se situent entre greffe prothétique et costume pour danseurs. Ils augmentent et amplifient les mouvements du corps en apportant à l’utilisateur.trice un biofeedback (retour sensoriel) sur la manière dont il, ou elle, bouge. Ces retours sont haptiques, sonores, vibratoires et proprioceptifs. Par ce biais, l’utilisateur concentré sur la production dynamique sensible s’ouvre à des mouvements synergiques parfois oubliés, refoulés ou juste non pratiqués. Ces mouvements permettent de penser son corps de manière fluide et unifiée et de favoriser la circulation des flux, ressentis essentiels dans l’équilibre global. Ils stimulent en profondeur des schémas moteurs structurels.

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